LES 81 MINUTES DE MADEMOISELLE A

A comme Anonyme. A comme Alice. A comme la demoiselle qui quitte sa caisse après le service pour se rendre au vestiaire. A multiple des caissières qui volent un peu de temps au capitalisme et à la frénésie consumériste pour rêver. Ballet de belles et de moins belles, abruties de fatigue, qui soudain basculent dans un imaginaire mythologique. Tout en fumant une cigarette l’une voit apparaître Zeus sous sa forme de cygne dans le miroir de son casier, l’autre perd la tête et se met à interpréter le roi Lear, une troisième emprunte des dialogues à Jean-Luc Godard. «Et mes chevilles, tu les aimes ?» Six femmes au total, qui sont toutes une facette, une partie différente de la même personne. Elles sont un reflet dans un miroir, celui de Mademoiselle A que chacun cherche à identifier tout au long du spectacle. Un être éclaté, mais qui au fur et à mesure du récit se reconditionne en une entité complète. Pour sa nouvelle création, Julien Schmutz s’appuie sur le texte de Lothar Trolle afin de créer une comédie moderne, un spectacle drôle, poétique et critique sur le thème de l’opposition entre la mythologie et la société de consommation moderne. Une «magnifique» invitation à passer de l’autre côté du miroir.

mise en scène Julien Schmutz
assistanat à la mise en scène Michel Lavoie
interprétation Marie-Madeleine Pasquier, Camille Giacobino, Aline Gampert, Bernard Escalon et Michel Lavoie

son François Gendre

costumes Diane Grosset

lumières Gaël Chapuis

maquillage Emmanuelle Olivet Pellegrin
administration Emmanuel Colliard
coproduction Le magnifique Théâtre, Equilibre-Nuithonie–Fribourg, Théâtre du Grütli–Genève

avec le soutien de Loterie Romande, Etat de Fribourg

illustration Miriam Kerchenbaum

traduction  Michel Bataillon

L’Arche est agent théâtral du texte représenté